Accueil » Actualités » FRANCE : la PACES et son concours supprimés en 2020

Emmanuel Macron a confirmé le 18 septembre 2018 en présentant le plan santé une profonde et prochaine réforme des études médicales. Il a confirmé la fin du numerus clausus.

Désormais, chaque université pourra déterminer elle-même le nombre d'étudiants formés dans les filières de médecine, mais aussi pharmacie, maïeutique et dentaire. Ce chiffre sera-t-il totalement libre ou régulé ? On sait déjà qu'il devra être supérieur à un plancher minimum, mais la question de savoir s'il y aura un plafond n'est pas tranchée.

Dès l'annonce de la mesure, les représentants des doyens d'université mais aussi des étudiants en médecine ont fait remarquer que les universités seraient de toute façon obligées de limiter le nombre d'étudiants du fait de la difficulté à leur trouver des stages, notamment à l'hôpital où les encadrants sont déjà débordés.

Les études de santé, et notamment de médecine vont donc rester sélectives, même si l'on devrait dépasser légèrement le chiffre de 8200 - numerus clausus en 2018. En réalité, c'est le mode de sélection qui va profondément évoluer : le concours organisé en fin de PACES (Première année d'études de santé) va être supprimé, ainsi que le principe même de cette année concours qui regroupait tous les étudiants souhaitant devenir médecins, sage-femmes, pharmaciens ou dentistes.

"C'est surtout pour stopper ce gâchis incroyable de la première année de médecine, où l'on voit d'excellents étudiants se voir fermer la porte des études de médecine avec un concours qui est inhumain et qui entraîne de la désespérance, a expliqué au Parisien Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé.

Autre objectif du gouvernement : "faire en sorte qu'on diversifie le profil des personnes qui vont rentrer dans les études de médecine, qu'on ne les sélectionne pas uniquement sur les maths et la physique."

Disons tout de suite que le nouveau cursus en études de santé n'est pas encore complètement dessiné. Une concertation est en cours avec les universités qui devrait aboutir à une loi en 2019.